Caravane de Sensibilisation (CES TAGAMA / AGADEZ; CES Mai Manga Oumara/Agadez et CES Moussa Moumouni Djermakoye Et Quartier Toudou)
Caravane de sensibilisation au CES/TAGAMA le 25 novembre 2024
Après accueil, installation des participants, lecture du programme, salut de couleur et présentation des participants, une Fatiha a été prononcée par un des participants afin que cette caravane soit une réussite.
Le projet lutte contre les violences faites aux filles en milieu scolaire est une initiative qui vise à protéger les filles à travers la lutte contre les violences faites à leurs égards dont le mariage des enfants.
Aujourd’hui, au Niger, les violences en milieu scolaire sont très fréquentes surtout les violences à l’égard des filles, cause de leurs déséquilibres et leurs désespoirs. Hors l’éducation est non seulement un droit fondamental pour tous, mais surtout un moyen du développement socio-économique d’un pays. Le maintien de la jeune fille à l’école permet de mieux l’éduquer, de briser le cycle de pauvreté, de réduire des inégalités de genre et de lutter contre le mariage des enfants.
L’intervention du Juge des mineurs du Tribunal de Grande Instance d’Agadez principal animateur de la caravane de sensibilisation, a été marqué par une présentation des différents types de violence, les leurs définitions, leurs causes et leurs conséquences. Il a ensuite demandé aux élèves de définir ce qu’un enfant. Différentes réponses ont été donné par les élèves, notamment « un enfant est celui qui est petit », « un enfant c’est celui qui n’a pas 18 ans ».
Le juge a par la suite donné la définition de l’enfant mineur sur le plan juridique : « Tout individu de l’un ou l’autre sexe qui n’a pas encore atteint l’âge de dix-huit ans est appelé mineur. Il y’a deux types des mineurs, celui qui n’a pas atteint treize ans qui est sous aucune pénalité et celui dont la tranche d’âge est entre treize et dix-sept ans qui peut être juger, l’un ou l’autre est protégé par la loi et que son traitement est différent de celui d’une personne âgée ».
Il a ensuite cité de manière claire et compréhensive à l’assistance, les trois (03) types de violences faites aux enfants et les plus fréquentes sont : les agressions sexuelles ; les agressions physiques ; les violences émotionnelles ou psychologiques. Ces violences sont les cas les plus fréquents en milieu scolaire ou en dehors de l’école.
Cependant il a cité les causes suivantes : le non-respect du règlement intérieur de l’école ; la démission parentale, chaque parent doit suivre les mouvements les leurs enfants ; l’insuffisance des latrines ainsi que leurs répartitions pour les filles et garçons.
Toutes ces causes peuvent engendrer des conséquences telles que : le Problème de santé, les maladies sexuellement transmissibles ; la Grossesses non désirées ; la Baisse de niveau ; Etc.
Il a conclu par dire les voies de recours, qui sont : la Police, la Gendarmerie, la Justice, au niveau de surveillance de l’école.
A la fin de la rencontre les élèves ont posé des questions pertinentes, à savoir : Si la personne est victime d’une violence, où est ce qu’il va porter plainte ? Si les parents s’intéressent trop à l’argent, comment la personne doit faire ? Comment faire pour refuser le mariage des enfants ? En réponse aux préoccupations des élèves, le Juge des mineurs a réagi : « s’il s’agit des violences faites en milieu scolaire, l’élève doit informer le surveillant ou le proviseur de l’école ».
Caravane de sensibilisation au CES / Moumouni Djermakoye, le 27 novembre 2024
Toujours dans le cadre de la sensibilisation sur le thème : » VBG en milieu scolaire, voies de recours et assistance juridique et judiciaire « .
La première intervention est faite par Madame la Présidente de l’ONG MVM (mieux vivre avec le millénaire) qui a salué vivement l’assistance qui ont répondu présent à cette rencontre, mais aussi elle a introduit par dire les objectifs de la rencontre cités ci-haut, puis elle a donné la parole au Point Focal SCOFI qui a exprimé sa reconnaissance et sa gratitude à l’égard de la Présidente de l’ONG MVM qui a fait du maintien de la jeune fille son cheval de bataille.
« Alors ensemble avec MVM nous disons non à la violence faite aux filles en milieu scolaire. Suite aux causes de l’abandon de l’école par les filles, un décret est sorti portant accompagnement, soutien et maintien de la jeune fille à l’école. Malgré ce décret, une association des mères éducatrices AME est mise en place pour renforcer le suivi de protection des jeunes filles en milieu scolaire ».
Cependant elle a cité les violences les plus fréquentes à l’école : les Violences sexuelles les Violences émotionnelles, Les filles sont victimes d’intimidation, La maltraitance des filles envers les enseignants qui renvoie à la baisse de niveau, voire l’abandon.
« En dehors de l’école, les jeunes filles sont suivies et tentées par les propriétaires de Adedeta et Taxi moto dans leurs chemins de l’école. Rien que l’année passée un cas de viol est enregistré dans ce sens. Un propriétaire de Adedeta (Taxi tricycle) est parti avec une fille à la sortie de la ville pour avoir un rapport sexuel avec elle sans son consentement, finalement la fille est tombée enceinte. Cette fille risque de confronter certains problèmes de santé comme : le VIH, Hépatite B et bien d’autres maladies. J’attire votre attention d’être vigilantes face à certains comportements des enseignants à l’école et d’autres hommes en dehors de l’école, pour toute action relative aux VBG, vous devrez vite informer vos responsables de l’école (le surveillant, le proviseur) ou bien vos parents pour préserver votre avenir ».
Après cette intervention, le Juge des mineurs a pris la parole pour détailler les types des violences cités ci-haut par la Point Focal SCOFI :
– Un élève peut être victime d’une violence émotionnelle ou psychologique quand on qualifie son parent de voleur ou sorcier ; Faire du mal à quelqu’un, le frapper sur une partie de son corps est une violence physique ; Le détournement des mineurs peut être une violence sexuelle ; Le harcèlement sexuelle, peut être causer par un enseignant qui propose la moyenne à une fille en échange d’une relation sexuelle ; Quelqu’un peut donner à une fille quelque chose qui peut la rendre inconsciente pour avoir une relation sexuelle sans son consentement.
Tous ces exemples cités peuvent se produisent à l’école, comme en dehors de l’école.
– Le non-respect de règlement intérieur de l’école : le port d’une tenue incorrecte qui exhibe ton physique ; La clôture de l’école moins surélevée : permettant accès à tout le monde ; Manque de respect entre les élèves et leurs enseignants ; La fuite de responsabilité des parents sur l’éducation : manque de suivi. Tous ces facteurs ont des des conséquences fâcheuses en milieu scolaire telles que : La baisse de niveau des élèves ; Les grossesses non désirées ; les Problèmes de santé.
Le juge des mineurs a attiré l’attention des élèves en ces termes :« la tenue de l’école est un habillement uniforme pour les élèves qui montre à combien vous êtes une famille, alors que dans la famille il ne doit pas avoir la bagarre ni des insultes. Elle joue le rôle d’une identité de l’établissement, car tout celui qui vous voit en chemise blanche et jupe noire doit reconnaître votre établissement CEG/ Moumouni Djarmakoye, les enseignements sont vos parents. Je vous demande d’éviter les bagarres, ainsi que les actes violents à l’école car vous êtes une famille. Si vous remarquez un individu sans tenue de l’école, vous devrez le dénoncer auprès des responsables (surveillant ou le proviseur de l’école). Il a encouragé les filles à étudier pour leurs meilleurs avenirs et pour aider leurs parents ».
Il a conclu son message à l’égard de l’État que ça soit la Justice, l’exécutif (gouverneur, mairie, sultanat, les leaders religieux) de protéger les enfants mineurs particulièrement les filles et aussi à l’égard des responsables des enseignements de punir les enseignants indélicats suite à leurs comportements.
Madame la Représentante de la SCOFI Régionale a fait son intervention sur le mariage des enfants. Elle a posé une série des questions aux filles :
– Quel est l’âge normal de la fille pour se marier ?
– Une fille a répondu : « 18 ans ».
– Pourquoi 18 ans ou après 18 ans ?
– Un garçon a répondu : « A l’âge de 18 ans on considère que la fille est consciente ».
– Pourquoi les parents donnent leurs filles en mariage avant l’âge normal ?
– Une fille a répondu : « c’est la pauvreté ».
– Un autre garçon a répondu : « l’ignorance des parents ».
– Une deuxième fille a répondu : « si les parents sont matérialistes ».
Après les réponses, elle a expliqué aux jeunes filles les voies de recours pour dénoncer les mariages des enfants (la justice, Inspection d’enseignement secondaire, la Direction Régionale de Protection de la Femme…). Elle a ajouté que : « la fille a le droit d’aller à l’école, elle a le droit de refuser le mariage précoce, car à l’époque une fille mariée elle exclue de l’école, ce qui n’est pas le cas de nos jours. Après le mariage et l’accouchement la fille a le droit de continuer ses études, tout cela dans l’objectif de maintien de la fille à l’école ».
Ensuite elle a demandé aux élèves, quelles sont les conséquences du mariage des enfants ?
– Une fille a répondu : « la fille risque de perdre la vie lors de l’accouchement ».
– Une autre fille a répondu : « la femme peut devenir une femme fistuleuse ».
– Un garçon a répondu : « elle finira sa vie à regretter si elle pense à ses amies qui ont
réussi dans leurs vies ».
Elle a clôturé cette séance par un rappel : le mariage des enfants doit être dénoncé auprès des autorités avant sa confirmation
Caravane de sensibilisation au CES/Mai Manga Oumara le 26 novembre 2024
Après la présentation des participants, la présentation de projet par la Présidente de l’ONG MVM, la parole fut donnée au Juge des mineurs qui est entré dans le vif du sujet avec la présentation des causes des violences en milieu scolaire. Il a souligné la fréquentation ou relations émotionnelles entre élèves et enseignants ; l’utilisation de téléphone portable et les réseaux sociaux (site pornographique, tiktok, Facebook…) par les jeunes filles ; le manque de suivi par les parents entre autres. Il a attiré l’attention de l’assistance sur le mariage des enfants et son impact sur la scolarisation de la jeune fille afin de poser la question : « parmi les élèves, peut-on avoir un témoignage d’un fait du mariage forcé ou un cas de VBG ? »
Nombreux sont des élèves qui ont intervenu dans ce sens. Parmi les interventions on peut noter entre autres :
Un adolescent affirme : « Parfois nous les garçons et même les filles de nos jours, nous sommes influencés par des amis qui nous invitent à prendre des stupéfiants comme le
L’intervention d’une adolescente « Nous les filles nous sommes victimes de notre comportement, nous sommes matérialistes et influencées par les biens des hommes » ;
Une fille « Dans les villages, le mariage des enfants est plus fréquent, contrairement aux villes où les filles ont la chance d’aller à l’école » ;
« Au moment des heures libres, les élèves quittent l’école pour se balader à la MJC sans que leurs parents soient au courant ».
Toujours dans le même cadre, Madame la Représentante de la Direction Régionale de Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant a passé un message auprès des filles de rester concentrer sur leurs études. Elle a demandé leurs soutiens dans la lutte contre le mariage des enfants ainsi que la lutte contre l’abandon de l’école par les jeunes filles. Dans son intervention, elle a appuyé sa thèse par un exemple d’un cas de VBG qu’elles ont rencontré dans un village :
« C’est le cas d’une fille brillante, elle est considérée dans son école comme une douée, elle pâte quatorze de moyenne en classe de quatrième. Un chercheur d’or a demandé la main de la jeune fille en mariage. Vu son argent, les parents de la fille veulent déscolariser la fille pour la donner en mariage. Nous avons reçu ces informations auprès des responsables de l’école qui ont refusé à ce que la fille abandonne l’école, ils ont dit non car elle fait la fierté de leur école et son village, vue son intelligence, la fille actuellement ses études. Si elle a pu être sauvée c’est parce que on a su à temps. ».
Elle a attiré l’attention des jeunes filles sur moment de la dénonciation du mariage forcé :
« Le mariage forcé doit être dénoncé avant sa confirmation, donc avant qu’il ne soit scellé, car une fois qu’il est confirmé au Niger, personne n’a le pouvoir de le rompre ».
Elle a fini ces propos par un appel auprès des élèves de dénoncer les cas de mariages forcés à l’Inspection Secondaire, la Direction Régionale de la Promotion de la Femme, de la Protection de l’Enfant ou la Justice et au niveau des ONG et Associations de défense des droits humains.
Monsieur le Juge des mineurs a souligné un problème dans le cadre de suivi de VBG à Agadez. Ce dernier est lié au manque de synergie action par les comités : les comités communaux, les comités départementaux, comités villageois, les comités des quartiers ainsi que les relais communautaires qui devront dénoncer les cas des VBG. Raison pour laquelle il y a la démission et la culture du silence dans la société. Il a lancé un
appel auprès des enseignants et toutes les structures de protection de travailler main dans la main pour dénoncer le problème afin d’avoir la solution.
A la fin des interventions, la rencontre a été clôturée par une Fatiha puis les mots des remerciements aux invités par la Présidente de ONG MVM.
Cette rencontre a démontré que quand on donne la parole aux enfants, on peut entendre des choses merveilleuses. Ils savent ce qui est bon et comprennent parfaitement le comportement des parents. Il suffit de les écouter attentivement et entendre des analyses profondes de la situation et des belles idées, ainsi que des propositions pertinentes. Cette activité a touché 753 personnes dont 66% de filles et 30% de garçons.
Caravane de sensibilisation au quartier Toudo le 29 novembre 2024
La rencontre a eu lieu dans le siège de la Coopérative Taza, toujours dans le même cadre de la sensibilisation sur le thème lutte contre les violences faites aux filles en milieu scolaire, le Juge des mineurs parlé de trois différents types des violences :
– Violence physique, peuvent être faites par la main ou par une arme blanche ;
– Violence émotionnelle, qui est généralement verbale, le fait de mal parler à la personne, mariage forcé ou précoce ;
– Violence sexuelle, qui peut-être le viol ou harcèlement sexuel.
De manière brève, il a expliqué les conséquences :
– les problèmes de santé, la fille peut être confrontée à des maladies comme le VIH, Hépatite B, elle risque d’être fistuleuse…
– la survivante peut-être mal acceptée dans la société ou mal accueillie dans la famille ;
– Le taux d’abandon de l’école par les filles sera élevé.
En ce qui concerne le mariage des enfants, il a aussi rappelé aux parents de respecter l’âge normal qui est de 18 ans ou moins. Cela permettra à la fille d’avoir la conscience de bien gérer son foyer et avoir un bon niveau d’étude ou bien un diplôme lui permettant de travailler pour subvenir à ses besoins.
La présidente de l’ONG MVM en prenant la parole, a attiré l’attention de l’assistance sur le respect de la loi qui consiste à punir les actes des violences tel que le viol qui est parfois gardé en secret par les parents de la survivante :
Selon une participante « Les parents parfois acceptent une somme d’argent pour enterrer l’histoire pour ne pas dénoncer l’auteur pour des raisons familiale ou sociale mais ils oublient le droit de la survivante ».
« La pauvreté est la cause principale qui pousse les jeunes dans la délinquance, à l’immigration, à l’abandon de l’école, à la prise des stupéfiants jusqu’à commettre des actes des violences comme : le viol, la criminalité, les vols… ».
« Il faut ajouter la fuite de responsabilité des parents qui ne font pas des échanges ou causerie avec leurs enfants afin de mieux comprendre leurs comportements et leurs fréquentation ».
Recommandations :
Partant de tout ce qui précède, beaucoup des recommandations sont enregistrées dans le but d’améliorer les conditions de vie des enfants en milieu scolaire et mettre fin aux VBG dont le mariage des enfants.
- Mise en place des comités ou des relais communautaires dans les quartiers pour alerter les risques ;
- Il est demandé aux parents de renforcer la vigilance sur le comportement des leurs enfants ;
- Renforcer la cohésion sociale en milieu scolaire ;
- Séparation des latrines pour les filles et garçons ;
- Former les enseignants sur les violences en milieu scolaire ;
- Respecter et faire respecter le règlement intérieur de l’école ;
- Dénoncer tout acte de VBG ou menace auprès des acteurs clés (bureau de surveillance, justice, la police, etc.)
- Dénoncer le mariage des enfants
- Mettre l’accent sur scolarisation de la jeune fille.
En somme, cette activité a permis à l’assistance d’acquérir des notions sur les causes, les conséquences des VBG en milieu scolaire et comment agir. Pour encourager la participation des élèves dans ces activités, l’ONG MVM a partagé un lot important des cadeaux composé des stylos et porte-clefs.

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